6. Nouvelles formes architecturales

Des formes et des types de logements adaptés aux défis sociaux

Si l’étalement urbain lié à l’habitat est essentiellement causé par la construction individuelle sur de trop grandes parcelles, la construction d’immeubles collectifs ne constitue qu’une réponse partielle au problème posé. Nombre de solutions existent pour développer des formes urbaines suffisamment denses s’inscrivant de manière harmonieuse dans l’environnement. Pour faire face aux défis du futur, il faudra diversifier l’offre en logements de qualité : diminution de la taille des ménages, vieillissement de la population, augmentation de la cohabitation, difficulté accrue de trouver un logement adapté aux revenus…

Comme le souligne le document «Politique d’aménagement du territoire pour le 21ème siècle», cette politique doit promouvoir des formes urbaines et architecturales innovantes notamment celles qui sont issues du mouvement moderne (immeubles de plus grande hauteur, toitures terrasses, fenêtres en bandeau…). Cela concerne aussi bien les espaces urbains que les territoires ruraux.

Des formes adaptées aux défis énergétiques

Que ce soit dans la rénovation du parc de logements existant ou dans le cadre d’opérations de constructions neuves, une performance énergétique élevée doit être recherchée. Les conséquences sur la manière dont nous concevons nos bâtiments seront importantes : recherche d’une plus grande compacité (forme, taille, mitoyenneté), système de protection solaire, isolation par l’extérieur des immeubles existants, etc. Ces nouvelles approches vont avoir des implications sur la transformation des paysages qu’ils soient ruraux ou urbains.

Une offre d’espaces de nature répondant aux besoins des habitants

La recherche d’un cadre de vie verdoyant est un des principaux motifs qui poussent certains habitants à préférer la campagne à la ville. La végétalisation des quartiers centraux, dans ses différentes formes (façade et toiture végétales, plantation d’ornement, square, jardin de ville, promenade paysagère…) est donc un défi important à rencontrer.

La place de la nature dans la ville repose sur un double équilibre : d’une part celui à établir entre espaces construits et espaces ouverts, d’autre part l’équilibre de ces espaces ouverts entre minéral et végétal. La recherche de cette harmonie n’est pas contradictoire avec l’objectif de densité poursuivi.

Une autre possibilité, souvent négligée, est celle d’avoir accès à un espace vert extérieur. En milieu urbain dense, c’est une aspiration qu’il est parfois difficile de rencontrer. Occupation des toitures, jardin collectif, terrasse partagée sont des réponses envisageables. C’est l’occasion d’optimiser les interactions sociales et ouvrir à de nouvelles possibilités d’échanges entre les habitants.

Pour en savoir plus

L’innovation en architecture sur le site de l’Union wallonne des Architectes
http://www.uwa.be/resultats-de-la-recherche/l-innovation-en-architecture-72.htm?lng=fr
Concours Européen d’Architecture et d’Urbanisme
http://www.europan-europe.com/

[1] L’habitat intermédiaire est un compromis entre l’habitat collectif et l’habitat individuel. Son atout est de lier densité du collectif avec les attributs de la maison individuelle : accès indépendant, copropriété limitée, espaces extérieurs privatifs, etc.